(Blogmensgo, 20 novembre 2008) C’est aujourd’hui la 10e Journée internationale en mémoire des victimes transgenres (Transgender Day of Remembrance, ou TDOR), signale un communiqué du Centre LGBT Paris Île-de-France. Une centaine de manifestations sont organisées à cette occasion en France et dans le monde entier.
 « Je me souviens… » © Transgenderdor.org.
La journée du 20 novembre a été instituée en 1999, après l’assassinat de Rita Hester un an plus tôt, le 28 novembre 1998. Coïncidence tragique, c’est le 10 novembre 2008 qu’a été assassinée Dilek, après qu’elle eut témoigné au procès de ses agresseurs transphobes.
Christine Le Doaré, présidente du centre LGBT Île-de-France, se félicite que « les institutions européennes se saisissent peu à peu » des questions relatives aux discriminations dont sont victimes les transgenres. En revanche, fulmine-t-elle, « tout reste à faire » dans un pays comme la France.
On suggère à Christine de faire inscrire la Journée internationale en mémoire des victimes transgenres sur le très pratique agenda de Journée mondiale, qui pour la date du 20 novembre référence trois événements mais pas « le nôtre ».
Philca / MensGo
(via Gay Kosmopol du 19 novembre 2008)
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 Deux femmes et un bonheur. © Marc Torres.
(Blogmensgo, 19 novembre 2008) Trois filles et un garçon. Ainsi pourrait s’intituler l’histoire de Camille, Sylvia, Hélène et Christophe, que relate Le Monde dans son édition du 18 novembre 2008. Une histoire où la justice française, pour une fois, ne tient pas le mauvais rôle.
Camille est la fille biologique de Sylvia et Christophe. Sylvia vit avec Hélène. Christophe ne s’est pas contenté de transmettre son sperme à Sylvia pour qu’elle accouche de Camille il y a trois ans. Le père biologique a reconnu l’enfant sur laquelle il bénéficie, légalement, de l’autorité parentale sans avoir jamais vu Camille, ni versé de pension à la mère biologique, ni vécu avec elles deux.
En 2006, les deux parents légitimes ont demandé à la justice d’accorder l’autorité parentale également à Hélène, qui est au quotidien l’un des « deux mères » de Camille. Il est « incontestablement de l’intérêt supérieur de l’enfant » qu’un tel statut soit accordé à Hélène, a décidé la juge aux affaires familiales malgré l’opposition du parquet.
Une telle mesure visant à faciliter la vie des familles existait déjà en droit français. L’autorité parentale est alors généralement accordée à un parent ou à un proche, mais pas à un concubin de même sexe. L’histoire ne dit pas si le père biologique et la juge finiront par se marier.
Philca / MensGo
(via Le Monde du 18 novembre 2008)
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 Sean Penn a trouvé la gay attitude. © Milkthemovie.com.
(Blogmensgo, 17 novembre 2008) Étrange coïncidence : les Californiens ont célébré, le 28 octobre 2008, l’un des temps fort de l’année gay ; une semaine plus tard, ils bannissaient le mariage homosexuel par référendum.
C’est donc le 28 octobre qu’a eu lieu la première mondiale du film Milk, dont le réalisateur n’est autre que l’immense Gus Van Sant. Le titre fait référence à Harvey Milk, premier élu américain ouvertement gay, assassiné en 1978.
Harvey Milk : fiche Wikipédia (l’homme) | fiche Allociné (le film) | dossier de presse (6,7 Mo au format RFT) | site officiel (en anglais)
 Diego Luna, le beau gosse de Hollywood. © Milkthemovie.com.
La sortie officielle du film est programmée pour le 26 novembre 2008 aux États-Unis. Les Européens devront attendre l’année 2009, notamment en France (mars 2009) où le film s’intitulera Harvey Milk.
 Sean n'est pas à la peine, surtout quand Diego l'accompagne. © Milkthemovie.com.
C’est Sean Penn qui incarne le rôle-titre. Les autres comédiens à l’affiche sont peu connus sur le Vieux Continent. À noter la présent du très beau Diego Luna, plus photogénique dans la vraie vie que sur les photos de plateau.
 Gus Van Sant est un grand réalisateur (timide). © Milkthemovie.com.
Le seul nom du réalisateur Gus Van Saint devrait assurer au film toute la promotion qu’il mérite. Car si Sean Penn est très populaire en Europe, il est plus souvent considéré aux États-Unis comme un militant gauchiste que comme un acteur à part entière. Sean Penn est à l’art dramatique ce que sa compatriote Patti Smith est à l’art vocal. Coïncidence encore, la bande originale du film inclut – malgré un ostensible penchant pour l’art lyrique à la Puccini – une chanson de Patti Smith.
Bref, que de bonnes raisons pour aller voir ce film…
Harvey Milk (Milk), film américain de Gus Van Sant (2008), avec Sean Penn (dans le rôle de Harvey Milk), Emile Hirsch, Josh Brolin (qui incarne Dan White, l’assassin de Milk), James Franco, Diego Luna, Alison Pill et Lucas Grabeel.
Philca / MensGo
(via communiqué de presse du 29 octobre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, culture, livres, société, tags: ailleurs, culture, éducation / enseignement, homophobie, livres, mariage gay, société
 1 prince + 1 prince = 1 polémique. © Tricycle Press.
(Blogmensgo, 12 novembre 2008) Et si les électeurs californiens avaient décidé d’interdire le mariage homosexuel à cause d’un livre pour enfants ? Les partisans de la fameuse Proposition n° 8 – adoptée par référendum à une courte majorité de 52,5 % – ne se sont pas privés de brandir, en guise d’épouvantail, le livre pour enfants King & King (fiche Wikipédia) sous prétexte qu’il risque traumatiser ses jeunes lecteurs.
Ce livre est l’adaptation américaine d’un livre de Linda de Haan et Stern Nijland initialement publié aux Pays-Bas. Il raconte comment un jeune prince en âge de se marier tombe amoureux d’un autre jeune prince. Le livre, disponible dans de nombreuses bibliothèques, est parfois inscrit au programme de certains établissements scolaires. En 2006, une plainte fédérale déposée contre une école du Massachusetts par des parents d’enfants âgés de 7 ans a été classée sans suite, au motif qu’elle était contraire au principe de diversité nationale.
Et en Californie ? Des partisans de la Proposition n° 8 ont prétendu que de tels livres risquaient de perturber gravement le développement psychique des enfants. Sous-entendu : le mariage gay aussi, hein, il risque aussi de perturber gravement nos chers bambins et de dévoyer nos petits jeunes. Bref, des arguments décérébrants pour un public déjà décérébré…
Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 7 novembre 2008)
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 Nicole Kidman veut devenir belle comme un homme. © Goldencompassmovie.com.
(Blogmensgo, 11 novembre 2008) L’actrice australienne Nicole Kidman va coproduire le film américain The Danish Girl, où elle interprétera le rôle-titre de l’illustratrice transsexuelle danoise Lili Elbe, née monsieur Einar Wegener (1882-1931) et devenue femme à l’issue de cinq opérations chirurgicales (cf. fiche Wikipédia en anglais) en 1930-1931. C’est l’actrice sud-africaine Charlize Theron qui incarnera Gerda Wegener, l’épouse d’Einar.
Marié à l’illustratrice Gerda Wegener, Einar devint, sous des traits féminins, le modèle préféré de son épouse. C’est donc seulement plus tard que naquit Lili, ses premières apparitions picturales résultant d’un déguisement dont Einar fit dans un premier temps son habillement de tous les jours avant de passer sur le billard.
The Danish Girl est l’adaptation éponyme d’un best-seller de l’écrivain danois David Ebershoff. Le film, qui devrait arriver dans les salles en 2010, aura pour réalisateur Anand Tucker.
Pour en savoir plus, lire le blog de Caphi. À la même date du 8 novembre, Caphi évoque également l’élection du transsexuel Stu Rasmussen au poste de maire de Silverton, ville américaine de l’Oregon.
Philca / MensGo
(via Différences, blog de Caphi du 8 novembre, Libération et Le Figaro du 10 novembre 2008)
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 La chaîne gratuite Timm TV se cherche un avenir absolument fabuleux. © BBC.
(Blogmensgo, 10 novembre 2008) Lancée en Allemagne début novembre 2008 (cf. notre article du 4 novembre), la chaîne gay gratuite Timm TV revendique d’emblée 20 % à 30 % de programmes maison, essentiellement des émissions de plateau. Et ce n’est qu’un début, déclare en substance le patron de la chaîne, Ingo Schmoeke.
Timm TV veut aussi se démarquer de ses compatriotes en diffusant des programmes étrangers inédits en Allemagne, à l’image de la célèbre série britannique Absolutely Fabulous. Dans un premier temps, l’essentiel des documentaires – dont un sur la persécution des homosexuels par le régime nazi – sera acheté à l’étranger.
Les responsables de Timm TV expliquent avoir différé le lancement de leur chaîne à cause du retard pris par l’Allemagne en matière de télévision numérique. C’est pourquoi Timm TV arrive bien après ses homologues Pink TV de France, Gay.tv d’Italie ou même GayTVone de Suède.
Le modèle économique de Timm TV repose sur la publicité et s’appuie sur un public potentiel de 3,6 millions de gays en Allemagne, sans compter les femmes auxquels sont dévolus plusieurs programmes lesbiens. Les jeunes homosexuels sont une cible prisée par les annonceurs. Reste à savoir si Timm TV aura de quoi en (sur)vivre, quand on connaît les jours difficiles de la TV gay au Canada, en France ou au Royaume-Uni.
Philca / MensGo
(via Deutsche Welle du 4 novembre et Media News du 6 novembre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, religion, société, Événements, tags: ailleurs, homophobie, mariage gay, people, religion, société
(Blogmensgo, 6 novembre 2008) La Proposition n° 8 a fait coup double : elle interdit désormais tout mariage homosexuel en Californie (plus de 52 % des suffrages favorables à l’interdiction) et en cela elle revient sur l’avantage acquis d’un mariage gay qui était devenu légal en mai 2008. Il s’agit là d’une première aux États-Unis, puisque les autres référendums du même genre (Arizona et Floride cette année) ont refusé d’introduire un mariage gay qui n’existe pas dans leur droit local.
 La paroisse épiscopalienne de Los Angeles milite pour les droits LGBT et son évêque, Jon Bruno, n'hésite pas à dénoncer la Bible. © Ladiocese.org.
Premier paradoxe : le quasi-vide juridique où se trouvent les 18 000 couples homosexuels qui se sont mariés en Californie depuis la mi-juin 2008. Les mariés seront-ils transformés, du jour au lendemain, en célibataires ? Le ministre californien de la Justice, Jerry Brown, pense que les mariés homosexuels conserveront leur certificat de mariage, sans toutefois exclure des procédures judiciaires visant à les en déposséder.
Bizarrement, on recensait encore des demandes de mariage homosexuel au lendemain du référendum.
Deuxième paradoxe : ce sont les Noirs et les Latino-Américains, populations le plus favorables à Barack Obama, qui ont fait basculer le scrutin en faveur de la Proposition n° 8. Les Afro-Américains ont voté à 70 % contre le mariage gay, de même qu’une majorité de la population hispanique. La véhémence de leur vote a même déjoué les pronostics des sondeurs, qui tablaient sur une défaite de la Proposition n° 8 dans la région de Los Angeles alors qu’elle l’y a emporté d’une courte tête.
Cette attitude est d’autant plus étonnante qu’il y a un siècle et demi, les esclaves noirs n’avaient même pas le droit de se marier entre eux. D’autant plus étonnante aussi que Barack Obama s’était lui-même – quoique très discrètement – rallié au combat contre la Proposition n° 8.
Le résultat du scrutin fait apparaître une pyramide des âges où quelque 60 % des moins de 30 ans souhaitaient la défaite de la Proposition n° 8, tandis que la même proportion des plus de 65 ans y était favorable.
Troisième paradoxe : alors qu’il est presque impossible de contrer un vote référendaire sauf en organisant un contre-référendum, trois procédures judiciaires sont en préparation qui visent toutes à faire enterrer la Proposition n° 8.
C’est ainsi qu’un collectif de trois organisations dont l’American Civil Liberties Union va porter l’affaire devant la Cour suprême, estimant qu’un scrutin ne peut pas servir à amputer les droits des uns par rapport à ceux des autres. Les municipalités de Los Angeles et San Francisco vont elles aussi s’adresser à la Cour suprême, arguant que la Proposition n° 8 bride les droits constitutionnels des gays. On parlera de la troisième procédure à la fin de cet article.
Quatrième paradoxe : l’un des plus farouches partisans du mariage gay est un… évêque épiscopalien ! Il s’agit de Joseph Jon Bruno (fiche Wikipédia), évêque de Los Angeles, qui prévenait ses ouailles juste avant le scrutin que « les droits constitutionnels des lesbiennes et des gays sont iniquement visés par cette mesure » référendaire. Et d’enfoncer le clou en rappelant que « la Bible fut jadis utilisée pour justifier l’esclavage, entre autres formes d’oppression ». Il est vrai que son diocèse est très en pointe en matière de militantisme pro-LGBT.
Les évêques de San Diego, Californie du Nord et San Joaquin faisaient également campagne contre la Proposition n° 8.
Cinquième paradoxe : avec la Proposition n° 8, la Constitution californienne s’aligne sur celles des 29 États (Arizona et Floride inclus) où seul un couple hétérosexuel peut contracter mariage, alors même que la Californie a souvent été en pointe dans le combat pour les droits civiques.
Bref, on peut rester optimiste à condition d’être patient. Souvenons-nous qu’en 2000, les Californiens s’étaient déjà prononcés en faveur d’une mesure similaire à la Proposition n° 8. Il s’agissait, à l’époque, de la Proposition n° 22 – qui n’a pas réussi à s’inscrire dans la durée. L’histoire va-t-elle se répéter ? Toujours est-il qu’une procédure judiciaire est engagée contre la Proposition n° 8 par le même couple, Robin Tyler et Diane Olson, qui avait autrefois ferraillé contre la Proposition n° 8.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 5 novembre et du 6 novembre 2008, dont MercuryNews, Philly.com, Religious Intelligence, The BG News, The Daily Breeze et Examiner.com)
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 Le Golden Gate ne fait plus rêver. © Visitusa.com.
(Blogmensgo, 5 novembre 2008) Sur 153 référendums tenus en marge du scrutin présidentiel du mardi 4 novembre 2008, les quatre référendums intéressant la communauté gay ont tous été perdus.
Trois États américains ont rejeté le mariage homosexuel à l’occasion de référendums d’initiative locale : l’Arizona et la Floride à une large majorité, la Californie d’une courte tête. L’Arkansas a pour sa part adopté un amendement homophobe qui ne dit pas son nom.
En Californie et sur la base de 93,6 % des bureaux de vote, la Proposition n° 8 visant à l’interdiction constitutionnelle du mariage homosexuel semblait l’emporter de 4,2 %. Cela donnerait un scrutin serré d’environ 52 % contre 48 %. L’histoire ne dit pas ce qu’il adviendra des 18 000 mariages homosexuels contractés en Californie depuis la légalisation du mariage gay le 15 mai 2008 (cf. nos articles du 17 juin et du 16 mai 2008).
En l’an 2000, 61 % des Californiens s’étaient prononcés en faveur d’un mariage strictement limité aux couples hétérosexuels.
En Floride, l’Amendement n° 2 visait à inscrire dans la Constitution de l’État que le mariage doit obligatoirement impliquer un homme et une femme, donc récuser tout mariage homosexuel. Selon des chiffres quasi définitifs, l’Amendement n° 2 l’a emporté avec 62 % des voix contre 38 %. Le texte prohibe par ailleurs toute forme d’union civile ou de pacte civil de solidarité (pacs), que les partenaires soient ou non du même sexe.
Il existait déjà en Floride une loi interdisant le mariage homosexuel. Le référendum va donc plus loin, à double titre : il élargit l’interdiction aux pacs et il interdit désormais toute action en justice, la Constitution ne pouvant être contestée que un référendum dont la tenue nécessite au préalable une pétition réussie.
Le texte soumis à référendum était celui-ci : « Inasmuch as marriage is the legal union of only one man and one woman as husband and wife, no other legal union that is treated as marriage or the substantial equivalent thereof shall be valid or recognized. »
En Arizona, la Proposition n° 102 a obtenu environ 56 % des voix. La légalisation du mariage homosexuel y a donc été retoquée, tout comme en 2006.
En Arkansas, un référendum adopté à une large majorité (57 % selon des chiffres provisoires) interdit aux couples non mariés de devenir tuteurs ou parents adoptants. Ce qui revient ipso facto à interdire l’adoption aux couples gay.
Le 4 novembre 2004, on dénombrait onze référendums visant à interdire le mariage gay, contre « seulement » trois cette année.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 5 novembre 2008, dont CBS2, Tufts Daily, CBS 4, CNN, Human Events, Standard.net [article très complet sur la Californie], AlertNet)
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(Blogmensgo, 4 novembre 2008) La chaîne de télévision gay germanophone Timm TV émet depuis le 1er novembre 2008 sur le câble en Allemagne, mais aussi depuis un des satellites Astra et même partiellement via Internet (ici uniquement en Allemagne et là, pour l’instant sans le son). Timm TV émet donc avec une année de retard par rapport aux prévisions (cf. notre article du 15 juin 2007).
 Timm TV, c'est gratuit, mais pas facile à capter hors de l'Allemagne. © Timm.de.
Les émissions commencent en fin d’après-midi et se poursuivent jusqu’aux alentours de minuit. Soit huit heures par jour en semaine et neuf heures le week-end, signale le blog Gay Kosmopol dans un article du 1er novembre.
Si l’on en juge par la grille de novembre 2008 (disponible ici en PDF), la programmation s’appuie beaucoup sur des séries américaines plus ou moins connues, des documentaires, des films, des comédies, mais aussi quelques émissions de plateau (talk-shows et magazines de la rédaction).
Timm TV est une chaîne gratuite, hors coût de connexion aux divers médias qui la diffusent. Le site web de la chaîne inclut un forum assez actif qui devrait intéresser plus d’un germanophone.
Philca / MensGo
(via Gay Kosmopol du 1er novembre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Sexualité, associations, santé / bien-être, tags: associations, coming out, médias gay, prévention, santé / bien-être, sexe / sexualité, sida
(Blogmensgo, 3 novembre 2008) Une maison nommée House34 ? Pas de doute, il s’agit de cet édifice virtuel construit sur le Net à l’intention des personnes séropositives ou sidéennes. Quels que soient son sexe et sa sexualité, on y trouve réponse à toutes les questions ou préoccupations, en français ou en allemand.
 House34 : par écrit et sans musique, on en prend plein les yeux et ça repose les oreilles. © House34.ch.
Il s’agit plus précisément d’un salon de tchatche, où l’on cause – par écrit – de manière anonyme, à deux ou à plusieurs. L’ouverture d’un « compte de colocataire » est gratuite et, précise le serveur, l’adresse de messagerie demandée ne sert qu’à des fins strictement techniques.
Une fois inscrit, on se retrouve dans une maison virtuelle où de nombreux éléments visuels sont cliquables. En cliquant sur un tableau noir, j’ai par exemple pu lire un message évoquant la tenue, les 6 et 7 novembre 2008, du « 4e Forum sida suisse d’ASS, OFSP et CFPS » à la Folkshaus de Zurich (Suisse). Dommage que l’on ne puisse pas copier certaines informations pour cause d’interface en Flash. Seuls peuvent être copiés les liens HTML. Alors je copie-colle volontiers celui des organisateurs de la manifestation sus-mentionnée : www.aids.ch.
De nombreux éléments cliquables débouchent sur des informations théoriques, pratiques et abondantes (dans l’espace bibliothèque), assorties de liens internes ou externes au site. Là encore, dommage que les infos internes ne puissent être copiées pour lecture à tête reposée ou transmission à des parents ou amis.
Et pour terminer, trois petites astuces. Primo, il semble plus simple de naviguer en cliquant d’abord sur l’étage (premier ou deuxième), puis sur l’intitulé de la pièce, grâce au plan au-dessous des éléments en Flash. Secundo, penser à activer l’historique des messages (en cliquant dessus) quand on est en phase de tchatche. Tertio, bien cliquer sur la bonne langue avant d’entrer dans le site ; sinon, les francophones se font propulser en germanophonie.
Bref, on est en présence d’un site tout récent, dont les quelques imperfections de jeunesse sont très largement compensées par la qualité du graphisme, l’abondance des informations et la disponibilité des répondants. Cette URL peut d’ores et déjà être considérée comme une adresse majeure pour obtenir des infos. Il me semble que par sa conception, son graphisme et son fonctionnement, ce site devrait beaucoup plaire aux adolescents et aux jeunes adultes.
Philca / MensGo
(via 20 minutes du 30 octobre 2008)
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 Sophie d'Espagne, reine consorte, fervente adepte du jésuitisme. © Fundacionreinasofia.es.
(Blogmensgo, 31 octobre 2008) Une personne a le droit d’avoir deux opinions radicalement opposées selon qu’elle s’exprime en privé ou en public. C’est du moins ce qu’a fait déclarer la reine Sophie d’Espagne (70 ans le 2 novembre 2008), alors qu’un livre d’entretiens avec la journaliste Pilar Urbano lui prête des opinions plus ou moins homophobes.
Dans ce livre à paraître, intitulé La reina muy de cerca (qu’on peut traduire par Tout près de la reine si l’on aime les calembours), la reine Sophie d’Espagne (ou Sofía de Grèce) dit « comprendre, accepter et respecter qu’il y ait des personnes avec d’autres orientations sexuelles, mais de là à ce qu’elles soient fières d’être gay, qu’elles montent sur des chars pour manifester… » Et la reine de poursuivre ainsi : « Si ces personnes veulent vivre ensemble, s’habiller en mariés et s’épouser, […] qu’elles n’appellent pas cela un mariage, parce que cela ne l’est pas. »
On imagine le tollé, dans un pays où le mariage gay est légal depuis le 3 juillet 2005. La monarque s’est aussitôt fendue d’un rectificatif, affirmant son « profond respect » pour les homosexuels et insistant sur « l’inexactitude des paroles qu’on lui attribue ». Parce que, voyez-vous, manants, les déclarations de la reine « faites dans un cadre privé […] ne correspondent pas avec exactitude aux opinions exprimées ».
La reine Sophie n’a donc pas vraiment dit qu’elle était homophobe, mais elle l’a pensé tellement fort que ça s’est imprimé tout seul…
Philca / MensGo
(via Le Monde du 30 octobre et ActuaLitté du 31 octobre 2008)
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 En route vers la musique citrouillante qui fait vroum vroum. © Gay-Party.net.
(Blogmensgo, 30 octobre 2008) Qui veut voir les huit finalistes du concours Mister Gay 2009 dès le 1er novembre 2008, soit presque un mois avant l’élection ? Moi ! moi ! moi ! D’accord, mais pour cela il faudra faire la fête de 23 heures jusqu’à l’aube…
La fête, justement, elle s’intitulera At Your Own Risk (Ayor), ce sera la huitième du nom et elle se déroulera à l’Amnesia Club de Lausanne. Il s’agira là d’une soirée spéciale Halloween, bande de citrouilles !
(programme complet)
Une fois sur place, on pourra s’en mettre plein des yeux (il y aura aussi des gogo-boys) et plein les tympans (styles R’n’B, disco et oriental), grâce à des DJ dont les noms me sont inconnus (euh, moi c’est plutôt la musique classique, hein). Prière d’y aller avec modération pour se remplir l’œsophage – eh oui, on pourra aussi déguster le nouveau cocktail estampillé Pink Cross.

Philca / MensGo
(via Gay-Party du 30 octobre 2008)
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 Boissons gratuites et à volonté : le voyagiste n'a vraiment peur de rien. © Attitude Travels.
(Blogmensgo, 29 octobre 2008) Les prix sont en baisse ! Il n’en coûte plus que 891 euros au lieu de 990 euros pour effectuer, du 5 au 12 juillet 2009, une croisière méditerranéenne 100 % gay-friendly. Encore ne s’agit-il là que du premier prix. Pour les 63 m2 d’une suite royale sur le paquebot Le Bleu de France, il faudra débourser 2 610 euros – au lieu de 2 900 euros, quand même.
La crise financière mondiale serait-elle passée par là ? Toujours est-il que le voyagiste Attitude Travels, spécialiste du voyage gay et lesbien, a revu à la baisse la grille tarifaire de sa croisière gay-friendly.
Le départ et l’arrivée se feront au port français de Marseille. Entre ces deux dates, le paquebot de 374 cabines et 990 places sillonnera l’ouest de la Méditerranée dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le Bleu de France ralliera Barcelone, Valence, Ibiza (deux escales nocturnes prévues dans cette même ville, avec soirées spéciales), Palma de Majorque et Bonifacio. De multiples spectacles seront proposés à bord, depuis les shows transformistes jusqu’aux soirées costumées, en passant par les one-man-shows, les conférences thématiques, les pièces de théâtre gay et les après-midi dansantes. Et pour les esseulés, un resto spécial célibataires et une zone de drague.
Le voyagiste précise que les tarifs ci-dessus sont « tout compris », hormis Internet, les dépenses personnelles… et les pertes au casino. Tout compris, c’est-à-dire les repas, l’accès la salle de gym et même les boissons à volonté. Autre spécificité peu ordinaire : l’ensemble du personnel de bord est 100 % francophone.
Philca / MensGo
(via Libération du 20 octobre 2008)
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 God save the Drag Queen! © Seb* aka
(Blogmensgo, 28 octobre 2008) Selon un sondage réalisé auprès d’un millier de personnes et publié le 26 octobre 2008 par l’Observer, une forte proportion de Britanniques demeure homophobe malgré la légalisation d’un partenariat civil en 2005.
(sondage | analyse)
Le sondage révèle que 45 % des Britanniques (soit 55 % des hommes et 36 % des femmes) sont hostiles au mariage homosexuel, contre 50 % en 2002. Cela signifie que 55 % des sondés sont favorables au mariage homosexuel. La proportion s’inverse presque dès lors qu’il s’agit pour les couples homosexuels d’adopter un enfant : l’homoparentalité recueille seulement 44 % d’avis favorables, contre 56 % d’avis négatifs. Signe que l’homosexualité pose encore problème à de nombreux Britanniques ils sont 40 % à souhaiter que l’âge légal pour les rapports homosexuels soit plus élevé que celui des rapports hétérosexuels.
Et si les trois quarts de la population britannique (76 %) jugent que les relations homosexuelles n’ont rien d’illégal, un petit quart des sondés (24 %, surtout parmi les hommes et les classes sociales défavorisées ; contre 23 % en 2002) aimerait bien qu’elles soient interdites.
Le sondage précise qu’une personne sur huit (13 %, soit 16 % des femmes et 10 % des hommes, voire 23 % des 16-24 ans) déclare avoir déjà eu des relations sexuelles avec une personne du même sexe et que 6 % des sondés se disent gay ou lesbienne.
Ce sondage, réalisé sur plus de 1 000 Britanniques âgés d’au moins 16 ans, contient d’autres réponses plus ou moins étonnantes. Si vous lisez l’anglais, jetez-y un coup d’œil.
Philca / MensGo
(via Le Figaro et LIBELLÉ du 26 octobre, DNA Magazine du 28 octobre 2008)
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(Blogmensgo, 24 octobre 2008) Encore une histoire d’homophobie. Cette fois-ci, l’affaire se passe en France, berceau autoproclamé des droits de l’homme. Les droits de l’homme, pas du prisonnier – et encore moins ceux du prisonnier homosexuel.
 Après la douche, retour à la case tabassage (ou viol). © Pierrette Nivet / DAP.
C’est l’histoire de Vincent Stasi, 53 ans, emprisonné de juillet 2006 à juillet 2008. D’abord à Lyon, puis à Villefranche-sur-Saône, dans la même région. Dès sa première incarcération, Vincent se fait violer quatre jours de suite avant de passer dix jours dans l’hôpital pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône. Le séjour à Villefranche ne lui sera guère plus propice : agressions, puis tabassages multiples par un néonazi pendant trois semaines, sans compter une tentative de suicide, une grève de la fain et une spoliation intégrale…
Le papier de LibéLyon raconte des choses à la limite de l’insoutenable. « En prison, dit Vincent, il y a un amalgame complet, pédé veut dire pédophile. Ils me traitaient comme un violeur d’enfants. » Et d’ajouter : « La nuit, vous entendez les cris de ceux qui se font violer. Personne ne dénonce, par peur des représailles. »
Le procureur général de Lyon a demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire concernant cette affaire.
Philca / MensGo
(via LibéLyon du 23 octobre et du 24 octobre 2008)
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